
Apocalypse 3.14-22.
Le
message à Laodicée est applicable à
notre condition. Laodicée était la plus riche des 7 villes. Elle était
réputée pour ses banques, ses
manufactures de laine, pour son école de
médecine… Ainsi voilà de quelle clarté est décrite la condition de
ceux qui pensent qu’ils ont toute la vérité, qui s’enorgueillissent de leur
connaissance de la Parole de Dieu, mais dont le pouvoir sanctificateur n’a pas
été manifesté dans leur vie. La ferveur de l’amour de Dieu est absente de leur
cœur; mais c’est précisément cette ferveur de l’amour de Dieu qui fait du
peuple de Dieu la lumière du monde.
En faite
le message à Laodicée s’applique à tous
ceux qui disent garder la loi de Dieu,
mais qui ne le mettent pas en pratique. Chaque aspect de la vie chrétienne doit être
une démonstration de la vie du Christ.
Or le V15-16
nous dit : « Je
connais tes œuvres, je sais que tu n’es
ni froid, ni bouillant, …. Mais que tu
es tiède… ». L’eau tiède
est désagréable au goût. Devenue tiède, l’église de Laodicée rebute par son manque de saveur.
En faite
chaque personne ayant une influence pouvait monter sur une montagne d’où elle
puisse contempler toutes leurs œuvres
telles que Christ les voit quand il déclare: "Je connais tes œuvres ";
si l’ouvrier pouvait suivre la piste de cause à effet de chaque parole et acte
répréhensibles, la vision lui serait insupportable. Mais il continue pourtant à être satisfait
d’eux même, sans se rendre compte que cette attitude démolit l’Eglise. Il n’y a rien
de plus écœurant qu’un chrétien de
nom dont
le cœur est partagé et qui est imbu de lui-même.
Ainsi la
condition de beaucoup de ceux qui prétendent être les fils de Dieu, est décrite
avec exactitude dans le message à l’église de Laodicée. Des vérités d’une
valeur inestimable sont exposées devant ceux qui servent Dieu. Si ces vérités
sont mises en pratique, elles montrent la différence qu’il y a entre celui qui
sert Dieu et celui qui ne le sert pas.
Cependant
c’est le témoignage concernant l’Eglise
de Laodicée. Cette église
avait été fidèlement instruite. L’œuvre accomplie dans l’Eglise de Laodicée fut ample et excellente. L’exhortation suivante est donnée à ses
membres: "
Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait ". Mais
l’église ne poursuivit pas le travail commencé par les messagers de Dieu. Ils
écoutèrent mais ne s’approprièrent pas la vérité pour eux-mêmes et ne prirent
pas soin de l’instruction qui leur avait
été donnée. Le résultat qui en découla fut celui qui, avec certitude, finit par
arriver quand on rejette les avertissements et les prières du Seigneur.
En effet
le V17 nous montre que l’Eglise se
caractérisait par l’orgueil,
l’ignorance, la suffisance et
complaisance. Christ voit ce que l’homme ne peut voir. Il voit les péchés pour lesquels il doit y
avoir une repentance, car dans le cas contraire ils épuiseront la patience
d’un Dieu magnanime. Christ ne peut
accepter les noms de ceux qui sont satisfaits de leur propre suffisance. Il ne
peut prier en faveur de personnes qui ne sentent pas la nécessité de son aide,
puisqu’ils pensent qu’ils savent et possèdent tout.
Mais
dans le V18, nous voyons que les
Laodicéens sont riches, pourtant Christ les invitent à acheter de
l’Or auprès de lui. L’or que Jésus veut
que les Laodicéens (nous aussi)
achètent de lui est l’or raffiné
par le feu ; c’est l’or de la foi et de l’amour, qui ne contient aucune
substance contaminée. Les vêtements blancs sont la justice de Christ, la robe
de noce que lui seul peut donner. Le collyre est le vrai discernement spirituel
qui fait tant défaut parmi nous, car les choses spirituelles se discernent
spirituellement.
Cependant il n’y a rien
en nous qui puisses couvrir l’âme afin que sa nudité n’apparaisse pas.
Nous devons recevoir le manteau de la justice tissé dans les ateliers du ciel,
le manteau immaculé de la justice de Christ. Il leur
montre ainsi que les vraies valeurs ne se trouvent pas dans les possessions
matérielles, mais dans une relation juste avec Dieu. Leurs
biens et actes sont
sans valeur, comparé à la vie
éternelle dans le royaume de Christ.
Toujours
selon ce chapitre, les Laodicéens ne sont pas
complètement aveugles, sinon le collyre ne servirait à rien pour
leur rendre la vue et les rendre capables de discerner les véritables attributs
de Christ. Christ dit: En renonçant à ta propre suffisance, en abandonnant
toutes choses, peu importe combien elles te sont chères, tu peux acheter l’or, les vêtements et le
collyre pour que tu puisses voir.
Ainsi l’amour
du Seigneur pour cette Eglise se traduit par le fait qu’Il la
reprend et la châtie. Si elle lui était indifférente, Il ne s’en occuperait
pas. Avec une tendresse infinie, Il appelle cette Eglise de nom à se montrer
zélée et à se repentir. Mais si elle
persiste dans son indifférence
et ne revient pas à lui,
Dieu va discipliner
cette Eglise tiède. Son but
n’est pas de punir, mais de ramener
les croyants à lui. Sommes-nous
tiède dans notre relation avec Dieu ? Toutefois, nous pouvons être certains qu’il agira
toujours avec amour.
En effet le cas
de ceux qui sont repris n’est pas sans espoir,
il n’est pas hors d’atteinte du
grand Médiateur. Il dit: " Je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé
par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu
sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour
oindre tes yeux, afin que tu voies ". Bien que les soi-disant
disciples de Christ soient dans une condition déplorable, ils ne sont pas dans
une situation aussi désespérée que le fut celle des vierges folles qui n’eurent
pas le temps de remettre de l’huile dans leurs lampes sur le point de
s’éteindre. Quand le fiancé arriva celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui
dans la salle des noces ; mais lorsque les vierges folles revinrent la porte
était fermée, et il était déjà trop tard pour pouvoir entrer.
En faite
les V20-22
vont nous parler de la promesse, de la récompense. Mais pour cela on doit faire un choix. Le V20 nous
dit que Jésus frappe, il ne force pas l’entrée, c’est à nous de
choisir si nous voulons l’ouvrir ou pas.
Les chrétiens de Laodicée sont riches
et satisfait d’eux-mêmes, et
ils ont l’impression de tout avoir,
mais Christ est absent de leur vie.
Chaque avertissement, chaque reproche
et chaque supplication de la Parole de Dieu ou des messagers mandatés,
est un appel à la porte du cœur; c’est la voix de Jésus qui réclame son accès.
Notre détermination à ouvrir faiblit toujours plus après chaque appel ignoré.
Si nous ne prêtons pas une attention immédiate à la voix de Jésus, elle finit
par se diluer au milieu d’une multitude d’autres voix; les attentions et les
occupations du monde captent l’attention, et la conviction s’évanouit. Le cœur
devient chaque fois moins impressionnable, et il tombe dans une inconscience
dangereuse quant à la brièveté du temps et à la grande éternité de l’au-delà.
L’Hôte céleste est devant votre porte pendant que vous entassez des obstacles
pour entraver son entrée. Jésus nous appelle au moyen de la prospérité qu’il
nous donne. Il nous comble de bénédictions pour éprouver notre fidélité, pour
qu’elles puissent s’écouler de vous vers les autres. Permettrez-vous à votre
égoïsme de triompher ? Gaspillerez-vous les talents de Dieu et perdrez-vous
votre âme par amour idolâtre [égoïste] des bénédictions qu’il vous a données ?
Laissons notre cœur
constamment ouvert à Dieu et nous n’aurons pas à nous inquiéter lorsqu’il frappera à la porte. Jésus
frappe à la porte de notre cœur parce qu’il désire la communion avec nous.
Voudrions-nous vraiment laisser sa puissance et sa
présence transformatrice de l’autre coté
de la porte ?
En conclusion
Chaque croyant
est invité à écouter et à
comprendre le message qui leur est adressé.
Le message à Laodicée s’applique à notre époque. Croyez-vous à ce message ? Est-ce ce
que ressentent vos cœurs ? Ou dites-vous continuellement: nous sommes riches,
nous nous sommes enrichis, et nous n’avons besoin de rien ? La vérité éternelle
aurait-elle été donnée en vain à cette nation pour être apportée à tous les
pays du monde ? Dieu a choisi un peuple et le fait dépositaire d’une vérité
pleine de conséquences éternelles ; la lumière qui doit illuminer le monde lui
a été donné. Dieu a-t-il commis une erreur ? Est-il certain que nous sommes ses
instruments choisis ? Sommes-nous les
hommes et les femmes qui doivent porter au monde les messages d’Apocalypse
quatorze, pour proclamer le message du salut à ceux qui sont au bord de la
ruine ? Agissons-nous comme si c’était le cas ?
Enfin le
message nous est principalement
applicable en tant que peuple. Il nous a été souvent présenté; mais nous ne lui
avons pas prêté toute l’attention requise. Lorsque l’œuvre de repentance sera
fervente et profonde les membres de l’église achèteront individuellement les
riches marchandises du ciel. Oh, combien contemplent les choses d’une manière
déformée, à la façon dont Satan veut qu’ils les voient ! Vous pouvez manifester un grand zèle dans
l’effort missionnaire, et cependant, si cet effort est contaminé par l’égoïsme
et à un goût très prononcé de moi, il
ne vaut rien aux yeux de Dieu, car c’est une offrande souillée et corrompue. A
moins que la porte du cœur ne soit ouverte à Jésus, à moins qu’il n’occupe le
temple de l’âme, et que le cœur ne soit plein des attributs divins, lorsque les
actions humaines seront pesées dans les balances du ciel elles seront déclarées
" légères ". L’amour de Christ vous enrichira; mais beaucoup ne
comprennent pas la valeur de son amour. Beaucoup ne se rendent pas compte que
l’esprit qu’ils hébergent est privé de l’humilité et de la douceur de Christ,
qu’il est dépouillé de l’amour qui les convertirait en canaux de lumière.
Mon
souhait pour chacun de nous aujourd’hui
c’est que : « Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai
vaincu et suis assis avec mon Père sur son trône. Que celui qui a des oreilles, écoute ce que
l’Esprit dit aux Églises…. » Apoc 3.21-22.
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